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Guide · août 2026 · 8 min

Créer son entreprise en 2026 : micro-entreprise ou société ?

Ce que coûte vraiment chaque statut, les démarches dans l'ordre, le jargon décodé (SIRET, KBIS, code APE), et les trois façons de s'immatriculer : seul, avec un outil gratuit, ou accompagné.

Avant de comparer des comptes pro et des logiciels de facturation, il y a une décision qui précède toutes les autres : le statut. Micro-entreprise ou société, ce choix détermine les démarches, les coûts de création, le régime de cotisations et la comptabilité à tenir. Ce guide pose les différences factuelles, sans trancher à votre place : le bon statut dépend d'une situation, pas d'un classement.

La micro-entreprise : le statut le plus simple

La micro-entreprise n'est pas une forme de société : c'est un régime simplifié de l'entreprise individuelle. Sa création est gratuite dans la plupart des cas (l'agent commercial paie une inscription à un registre spécifique) et se fait en ligne sur le guichet unique des formalités d'entreprises, opéré par l'INPI, qui centralise depuis 2023 toutes les démarches de création, de modification et de radiation. Compter quelques jours à quelques semaines pour recevoir son numéro SIRET.

  • 01Création gratuite, dossier en ligne sur le guichet unique
  • 02Cotisations sociales calculées en pourcentage du chiffre d'affaires encaissé : pas de chiffre d'affaires, pas de cotisations
  • 03Comptabilité réduite à un livre des recettes, plus un registre des achats pour la vente et l'hébergement, sans bilan annuel
  • 04Chiffre d'affaires plafonné : au-delà des plafonds du régime, bascule vers un régime réel
  • 05Depuis 2022, le patrimoine personnel de l'entrepreneur individuel est par défaut séparé de son patrimoine professionnel

La société : plus lourd à créer, plus structurant

Créer une société (SASU, EURL, SAS, SARL) est un projet en soi : rédaction de statuts, dépôt du capital social auprès d'un établissement habilité contre attestation, publication d'une annonce légale, immatriculation au registre. À la différence de la micro-entreprise, la création coûte de l'argent même en faisant tout soi-même : l'annonce légale et les frais de greffe sont obligatoires, comptez environ 180 à 260 euros en 2026 : une annonce légale de 124 à 199 euros hors taxes selon la forme, plus un peu plus de 50 euros de greffe et de déclaration des bénéficiaires effectifs.

En contrepartie, la société apporte ce que la micro-entreprise n'a pas : une responsabilité limitée aux apports, la possibilité d'accueillir des associés, des charges déductibles au réel, et une crédibilité contractuelle que certains clients grands comptes exigent. Elle impose aussi une comptabilité complète, qui rend l'expert-comptable ou un logiciel de comptabilité quasi indispensable dès la première année.

Le jargon décodé, une fois pour toutes

  • 01SIREN : l'identifiant à 9 chiffres de l'entreprise, attribué à l'immatriculation
  • 02SIRET : le SIREN suivi de 5 chiffres qui identifient l'établissement, 14 chiffres en tout ; sur les factures, la mention obligatoire est le SIREN, même si le SIRET y figure souvent
  • 03Code APE : le code d'activité principale attribué par l'Insee à partir de l'activité déclarée ; il ne crée pas de droits, il classe
  • 04Extrait Kbis : la carte d'identité officielle d'une société immatriculée au registre du commerce ; l'entrepreneur individuel commerçant a son équivalent, l'extrait K, et les artisans et professions libérales une attestation d'immatriculation au registre national des entreprises
  • 05Urssaf : l'organisme qui collecte les cotisations sociales ; en micro-entreprise, c'est là que se déclare le chiffre d'affaires
  • 06Guichet unique : le portail de l'INPI par lequel passent toutes les formalités d'entreprises depuis 2023

Trois façons de s'immatriculer

Première voie : tout faire soi-même sur le guichet unique. C'est gratuit pour une micro-entreprise, et c'est la voie la plus économique pour une société si l'on est à l'aise avec la rédaction de statuts. Deuxième voie : passer par un outil de gestion qui intègre un parcours de création. Indy propose par exemple un accompagnement de création gratuit, lié à son compte pro et à ses outils de comptabilité : l'entreprise se rémunère ensuite sur les abonnements de gestion, pas sur la création elle-même.

Troisième voie : les plateformes juridiques en ligne, dont LegalPlace est l'un des principaux acteurs français. Elles rédigent les statuts, gèrent le dépôt du dossier et le suivi jusqu'au Kbis, moyennant une formule payante à laquelle s'ajoutent toujours les frais obligatoires (annonce légale, greffe). La valeur est le temps gagné et la conformité des documents, pas une économie : pour une micro-entreprise, dont la création est gratuite, un accompagnement payant se justifie rarement.

Indy

Parcours de création d'entreprise gratuit, avec le compte pro Indy et ses outils de comptabilité. Le dépôt de capital est pris en charge, gratuitement, pour les sociétés à associé unique (SASU, EURL). La création ne coûte rien ; les modules de déclarations restent payants ensuite.

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LegalPlace

Plateforme juridique : génération des statuts en ligne, immatriculation gérée par l'équipe, suivi jusqu'à l'obtention du Kbis, avec des services annexes (domiciliation, comptabilité). Formules payantes, frais obligatoires en sus. LegalPlace nous a ouvert un code de réduction pour nos lecteurs, MONRELEVE15, valable sur ses services : nous le publions parce qu'il vous coûte moins cher, pas parce qu'il nous rapporte davantage.

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Après l'immatriculation : les deux chantiers du premier mois

Le premier chantier est le compte. En micro-entreprise, un compte dédié à l'activité devient obligatoire au-delà de 10 000 € de chiffre d'affaires deux années civiles de suite, et un simple compte courant séparé suffit légalement ; pour une société, le compte professionnel est incontournable dès le dépôt de capital. Le second chantier est la facturation : depuis le 1er septembre 2026, toute entreprise assujettie à la TVA doit pouvoir recevoir des factures électroniques via une plateforme agréée. Nos guides dédiés couvrent ces deux sujets, et le comparateur aligne les offres qui les équipent.

Information générale à jour au 29 août 2026, et non conseil personnalisé. Les seuils, plafonds et tarifs réglementés évoluent : les textes officiels et les sites de l'administration font seuls foi. Les liens signalés renvoient vers les services cités, avec leur nature (partenaire rémunéré ou simple lien) indiquée à côté de chaque lien.

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Le comparatif complet est en accès direct, sans inscription. La lettre Mon Relevé ouvrira avec la prochaine édition.

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